29 octobre 2007

Survol de l'histoire alsacienne

Celtes, romains et germains :

En refoulant de l’autre côté du Rhin, en 58 avant Jésus-Christ, le Germain Arioviste, Jules César a fixé pour cinq siècles la frontière sur le grand fleuve : d’un côté l’empire romain, de l’autre le monde germanique, le long d’un lime fortifié. L’Alsace était alors partagée entre des peuples celtes, les Rauraques au Sud et les Triboques au centre, tandis qu’autour du camps de légion d’Argentorate naissait une ville à l’origine de Strasbourg. A partir du 3 ème siècle, les incursions des Francs et des Alamans se multiplient. Ces derniers colonisent une partie de l’Alsace au 5 ème siècle, quand l’Empire romain disparaît. Battus à Tolbiac par les Francs Ripuaires menés par Clovis, ils se soumettent au roi franc et à ses successeurs, les Mérovingiens.

Tolbiac se situe à l’emplacement de l’actuel ville de Zülpich au Sud-Ouest de Cologne. C’était une bourgade de l’ancienne Gaule.

Des ducs aux empereurs :

C’est au 7 ème siècle que le nom d’Alsace apparaît avec le duc Etichon, le père de Sainte Odile. Après lui, la coupure entre le Nord et le Sud, déjà visible entre les diocèses de Strasbourg et de Bâle fondés à l’époque romaine, se retrouve dans la division en deux comtés, le Nordgau et le Sundgau de l’administration Carolingienne, lointaine préfiguration des départements actuels. C’est à Strasbourg en 842 qu’à eu lieu le célèbre serment qu’ont prêté les soldats des petits-fils de Charlemagne, Charles le Chauve et Louis le Germanique. Ecrit en langue romane et germanique, c’est l’un des plus anciens témoignages connus du Français et de l’Allemand.

A la suite des différents partages carolingiens qui ont suivi, l’Alsace s’est finalement retrouvée intégrée dans le royaume de Germanie, puis au Saint-Empire romain germanique. Au 12 ème siècle, les Hohenstaufen, représentés notamment par l’empereur Frédéric Barberousse, aiment venir résider à Haguenau, en Alsace, où ils ont de nombreuses possessions.

Emancipation des villes :

Le déclin du pouvoir impérial conduit à un éparpillement progressif des pouvoirs. A partir du 14 ème siècle, seules les possessions des Habsbourg, au Sud, émergent du puzzle des petites seigneuries indépendantes, ainsi que celles du puissant prince-évêque de Strasbourg qui réside à Saverne. Les villes à commencer par Strasbourg, ont réussi à obtenir leur autonomie et forment autant de petits domaines prospères. Dix d’entre elles se sont même alliées dans la Décapole pour pouvoir se défendre contre les princes.

La fin du Moyen Âge et le début de la Renaissance sont une sorte d’âge d’or pour elles. Après les périodes sombres de la peste noire et de la guerre de Cent Ans, elles profitent des échanges dans un monde Rhénan au commerce actif. Strasbourg, où séjournent Gutenberg, puis Erasme, est l’un des centres du mouvement artistique et intellectuel incarné par l’humanisme et que diffuse l’imprimerie.

Des guerres successives :

Mais les graves événements du 16 ème siècle annoncent une période plus difficile. C’est d’abord, en 1525, la guerre des paysans qui s’étend sur une partie de l’Europe centrale, mais qui prend un caractère particulièrement tragique en Alsace où elle est noyée dans le sang. C’est ensuite la Réforme protestante, l’hérésie luthérienne ou calviniste s’impose surtout dans les villes. Cette division religieuse conduit à des tensions entre princes catholiques et protestants. C’est l’une des causes de la guerre de trente ans qui a ravagé l’Alsace et lui a fait perdre la moitié de sa population. Bien que catholique, la France de Richelieu, puis de Mazarin, s’est alliée aux princes protestants pour affaiblir les Habsbourg. Cela lui permet de s’introduire dans les affaires de l’Alsace.

Une province disputée :

En 1648, le traité de Westphalie reconnaît à la France la possesion d’une partie de cette province que Louis XIV annexe ensuite par étapes jusqu’à la prise de Strasbourg en 1681. Seuls Saarweden et Mulhouse ne rejoindront la France qu’à la Révolution. Depuis, le patriotisme alsacien ne s’est jamais démenti.

L’annexion allemande de 1871 introduit une rupture brutale dans cette histoire. Refusée par la majorité de la population, elle finit par s’imposer grâce à sa dureté et à la prospérité de la fin du 19 ème siècle, ne suscitant plus qu’une revendication d’autonomie. Le retour à la France, en 1918, n’est pas aussi facile qu’on l’avait cru à cause de l’attitude de la république, notamment à propos du Concordat que les Alsaciens ont réussi à garder !

Saint Léon IX, unique pape Alsacien de l’histoire :

Ce Pape est né dans la localité d’Eguisheim, sous le nom de Bruno d’Eguisheim en 1002. Son règne dura de 1049 à 1054, sous lequel, il travailla à la réforme de l’Eglise. Il fut aussi nommé le ‘‘pape voyageur’’.

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