29 octobre 2007

Le Mont Saint-Odile


Sommet privilégié par 6 000 ans d'histoire, Le Mont Saint-Odile est un endroit de beauté et de lumière. Un lieu de pélerinage et d'intense recueillement. C'est, après le Haut-Koenigsbourg, l'endroit le plus visité d'Alsace... Il est donc plus difficile aujourd'hui qu' hier de retrouver dans cette enceinte sacrée, la quiétude propice à la réflexion spirituelle. Car le Mont Saint-Odile, perché à 761 m, c'est aussi un couvent très original avec son hôtel, ses restaurants, ses snacks, ses boutiques de souvenirs, sa source et sa vue...Une vue admirable sur la plaine d'Alsace avec un panorama qui va jusqu'aux crêtes de la Forêt-Noire de l'autre côté du Rhin. C'est aussi le point de départ de magnifiques promenades entre pierres, sources, arbres et lumières vosgiennes.

Le Mont Saint-Odile fut restauré à partir de 1930 par l'architecte (R. Danis) qui s'occupa des travaux du Mont Saint Michel. L'abbaye actuelle offre peu de vestiges du couvent originel mais par contre l'ordonnance des bâtiments permet de se rendre compte des contraintes que la morphologie du lieu a imposé lors des différentes phases de sa construction. La grande cour est impressionnante, l'église du XVIIe siècle est dédiée à la Vierge et certains éléments de l'édifice roman ont été conservés.

Dans le cloître, le salon de thé actuel est situé dans les locaux de l'ancien réfectoire. Dans la chapelle de la Croix qui date du XIIe siècle, se trouvent les tombeaux (datés selon le autorités compétentes du 9ème ou 11ème siècle) de Adalric et Bereswinde, les parents de Sainte Odile. La chapelle Sainte-Odile mérite toute notre attention puisqu'elle renferme le sarcophage de l'abbesse fondatrice, les reliques de la Sainte ont été confirmées

La montagne qui porte le monastère, fut primitivement aménagée par les Celtes vers 500 ans Av JC. Ces derniers construisirent une enceinte fortifiée pour protéger la population et le bétail en cas de danger. Cette ceinture cyclopéenne de 10 km de longueur , 1,7 m de largeur, atteignant 3 m de hauteur dans ses parties les mieux conservées, délimite une surface de 100 hectares. Elle est faite de blocs de grès assemblés par des tenons de chêne dans des mortaises, et est percée de 4 portes. Elle fut restaurée à plusieurs reprises, notamment par les Gaulois, avant que ces matériaux ne soient utilisés pour la construction de l'abbaye et de ses défenses. Ce qu'il reste du mur païen est néanmoins impressionnant et il faut cinq heures de marche pour en découvrir tous les aspects, au long d'un itinéraire riche en points de vue.