03 juillet 2008

Collages en Alsace

L'été n'empêche pas les militants alsaciens du Renouveau Français de poursuivre les collages.

Les nouveaux autocollants : "Les nationalistes sont de retour !" ou encore "Defends la France, ton héritage, ton avenir. Rejoins le combat nationaliste !" sont ainsi en cours de diffusion à Strasbourg et dans d'autres villes de la région.

 

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04 janvier 2008

Bonne année 2008

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01 novembre 2007

Sortie de cohésion

En ce jour de la Toussaint, des membres du Renouveau Français Alsace se sont rendus au chateau du Hohlandsbourg dans le cadre d'une sortie de cohésion.

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Malgré la température quasi hivernale, la motivation était au rendez-vous puisque cette après-midi a été l'occasion d'aborder plusieurs sujets d'actualité.

Entre autres, celui de l'avenir de la Droite Nationale, de la défense de notre Héritage ou encore de la perte des valeurs (notamment du respect) dans la société.

Pour le Renouveau Français, seul l'ordre naturel et les valeurs prônées par les fondements de notre civilisation chrétienne, permettrons de lutter contre la décadence et l'immoralité.

 

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29 octobre 2007

Le Frankenbourg

Connaissez-vous le Frankenbourg en Alsace, à côté de la petite ville de Neubois du Canton de Villé, entre le mont Ste Odile et le Haut-Koenigsbourg à 10 km à l’ouest de Sélestat ?


Littéralement, le « bourg des Francs » situé sur la montagne à 700 mètres d’altitude du Frankenberg (la montagne des Francs) est un château fort (relativement) en ruine, avec un superbe panorama, où Sainte Clotilde a prié durant la bataille de Tolbiac pour la conversion de son époux Clovis qui avait remporté la victoire en promettant sa conversion au Dieu de Clotilde voyant l’éventuelle défaite si le sort des armes lui redevenait favorable. Le mur païen du mont Ste Odile rejoint également le Frankenberg, preuve de sa prédestination.


Or, vers 1870 jusqu’en 1873, le Sainte Vierge dite Notre-Dame du Frankenbourg, Mère de miséricorde, ou Notre-Dame de Neubois, y est apparue des centaines de fois, devant des milliers de témoins y venant prier de loin parfois sous la neige de 30 à 40 cm. Un livre « Notre-Dame de Neubois » édité chez l’« Association T.R.C (Tout restaurer dans le Christ) BP 6034 78103 St Germain-en-Laye CEDEX » (pour 19 € environ) raconte cette fabuleuse histoire, commençant par des croix noires sur les vitres de toutes les maisons du canton, vitres refondues en pure perte en Alsace et en Prusse devant la colère des occupants allemands.

A l’époque, même le recteur de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris avait demandé que ces apparitions dont il avait preuve certaine de la véracité soient reconnues, en même temps que le Concile de Vatican I ajourné par la guerre de 70, mais le malin veillait par Bismarck de la grande loge de Berlin dépendante de la grande de Londres: le chancelier détruisit la statue de Notre-Dame d’Einsieldeln (Notre-Dame des ermites) qui est fêtée le 16/07 en Suisse et en ce lieu en même temps et de longue date parallèlement à la fête de Notre-Dame du Mont Carmel aujourd’hui. Il fit interdire toute prière, et tout pèlerinage par des peines de prison avec de très fortes amendes y compris pour les enfants, obtint la révocation des prêtres catholiques du lieu au profit d’autres plus accommodant avec la thèse officielle de lutte contre les suppôts du Vatican revanchards de la défaite de 1871. Il fit cantonner chez l’habitant des centaines de gendarmes en permanence pour surveiller nuit et jour le Frankenberg, et avec le temps et les menaces, y compris d’excommunication proférées par les nouveaux prêtres locaux, malgré la témérité de certains et les peines de prison et financières exorbitantes, le lieu fût quasi-ignoré sauf de quelques-uns qui y ont érigé sur un terrain privé ouvert à tous, un chemin de Croix et un Autel abrité.
Mais il reste la source miraculeuse que la Sainte Vierge a laissée pour preuve encore aujourd’hui sous la petite guérite avec la liste des nombreuses guérisons du Ciel référencées.


Alors la sainte Vierge nous a fait savoir dès 1873 qu’elle ne pouvait exposer davantage les fidèles priant le Rosaire, parfois jusqu’à 3000 en même temps pendant les apparitions, et qu’elle y reviendrait plus de 100 ans après et que cela serait le triomphe de son Cœur Immaculé, la synthèse de toutes ses apparitions reconnues.
Alors si le cœur vous en dit, chaque 01 juillet (ou à tout autre moment) fête du Très Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, allez au Frankenbourg en récitant le Rosaire, l’arme de la victoire, pour y monter le long du sentier balisé, en pleine nature, comme à la crèche de Bethléem, au berceau de la France catholique et royale, assistés de vos anges gardiens et des Saints du Ciel, Notre auguste Reine des Cieux nous ayant promis que si nous y priions bien, le Ciel nous enverra le rejeton de la Cape, le Roi très chrétien.

Saint Ulrich

Les châteaux et forteresses, très nombreux en Alsace, indiquent le rôle stratégique et militaire de l’Alsace, ayant due faire face pendant des siècles aux invasions de toutes sortes.

La plupart de ces places fortes, perchées aux sommets de collines ou de montagnes vosgiennes, ont été détruites pendant la terrible Guerre de Trente ans. En voici un premier aperçu :

 

  • La forteresse de Saint-Ulrich :

Le château de Saint-Ulrich, surplombant Ribeauvillé à 520m d'altitude, est l'une des trois forteresses qui s'élèvent sur la colline qui domine la bourgade, les deux autres étant le Haut-Ribeaupierre et le Girsberg.
Il contrôlait autrefois la route stratégique reliant la plaine d'Alsace à la haute vallée de Lièpvre par le col du Haut-de-Ribeauvillé. Sa position n'est pas sans rappeler celle de la forteresse toute proche du Haut-Kœnigsbourg. Ce site est tout simplement merveilleux.

Aperçu historique

Le site est occupé dès la préhistoire.
1084 : l'Empereur Henri IV donne le château de Rappolsteim (nommé également Gross Rappolstein ou Ulrichsburg) à l'évêché de Bâle. Le site, mentionné sous le nom de "castrum Rapoldestein ", concerne très certainement l'actuel Saint Ulrich, même si les vestiges les plus anciens ne remontent qu'au XIIe.
1114 : Henri V reprend le château.
1162 : il est rendu par Frédéric Barberousse à l'évêché de Bâle, qui en reste propriétaire jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Le burg est confié, à titre de fief héréditaire, à Eguenolphe d'Urslingen, le seul héritier de la première lignée des Ribeaupierre, éteinte en 1157.
Vers 1220-1250 : des travaux d'agrandissement sont entrepris (salle des chevaliers, chapelle, barbacane…).
1281 : Rodolphe de Habsbourg séjourne au château.
1287 : Rodolphe de Habsbourg assiège le château pour contraindre Anselme de Ribeaupierre à rendre à ses frères leurs droits d'héritage.
1288 : un accord de paix est signé à Colmar entre Anselme II d'une part, et le roi, l'Evêque de Strasbourg et les représentants d'Etats alsaciens d'autre part.
1293 : Anselme de Ribeaupierre prend Colmar. L'armée d'Adolphe de Nassau reprend peu après la ville.
1341 : l'Evêque de Bâle renouvelle le fief. Par la suite, il autorisera la famille de Ribeaupierre à le transmettre à leurs filles.
1386 : accord pacifique entre les deux familles rivales de Ribeaupierre et de Sarrewerden.
1435 : consécration de la nouvelle chapelle castrale, dédiée à Saint-Ulrich. La forteresse devient progressivement un lieu de pèlerinage.
1477 : le Grand Ribeaupierre prend pour la première fois le nom deSaint Ulrich.
Fin du XVe siècle : le château est délaissé par Guillaume de Ribeaupierre, bailli autrichien pour la Haute Alsace (1476-1507), au profit de la nouvelle résidence de style Renaissance érigée aux portes de Ribeauvillé.
Milieu du XVIe siècle : la forteresse subit des travaux de fortification et d'adaptation aux armes à feu.
1573 : un curé officie encore à la chapelle castrale jusqu'à cette date, malgré l'abandon progressif du château.
Guerre de Trente Ans : le château est encore occupé par quelques soldats chargés de la garde, puis il tombe peu à peu en ruine.
1673 : extinction de la famille de Ribeaupierre. Les princes de Birkenfeld et de Deux-Ponts assurent la succession.
1841 : le classement parmi les Monuments Historiques est réalisé.

 


Haut-fait d’armes :

 

C'est en 1148 que le Sire Kuno de Ribeaupierre se mit en route pour la Terre Sainte prenant la suite des Croisés de Conrad III. Apres moult péripéties qui marquèrent la traversée de la Méditerranée, il réussit à rejoindre la Terre Sainte et partit pour un périple en direction de Damas... Mais chemin faisant, lui et ses Croisés furent attaqués par une troupe de Sarrasins.
Le combat fut acharné et devant une issue improbable Sire Kuno de Ribeaupierre et le Chef des Sarrasins décidèrent de se défier en duel à l'épée et à Cheval... Le combat fut âpre, mais sentant la partie perdue, l'infidèle tourna brides et dût s'enfuir ventre à terre... Le Sire de Ribeaupierre le poursuivit et, levant sa longue épée le plus haut qu'il put, d'un seul coup il le pourfendit de la tête aux cuisses, en sorte que... d'un Sarrasin il en fit deux moitiés qui tombèrent, tranchées net, de chaque côté du pur-sang arabe. Démoralisés, les infidèles s'enfuirent en poussant des clameurs de dépit!
Ainsi, la redoutable épée du noble sire Kuno de Ribeaupierre rejoignait dans la légende la fameuse épée Durandal.

Le Haut-Koenigsbourg

Un château fort de montagne


Perché au sommet d'un mont de757 mètres, il domine majestueusement la plaine d'Alsace et la petite ville de Sélestat, et offre un panorama splendide.
Sa vie riche et mouvementée est le reflet de l'histoire de l'Alsace.




L'origine

En 774, Charlemagne fait don du Staufenberg (ainsi s'appelait encore la montagne) et des terres attenantes à l'abbaye de Lièpvre dépendant de celle de Saint Denis.

Au début du XII ème, les Hohenstaffen, régnant sur le Saint Empire Romain Germanique, s'approprient le Staufenberg.
De plus, Frédéric le Borgne, devenu duc de Souabe, veut enforcer son pouvoir en Alsace. Pour cela, il fait construire de nombreux châteaux afin de créer une ligne de défense.
On dit de lui qu'il a "un château accroché à la queue de son cheval". .

En 1147, Eudes de Deuil, moine de Saint-Denis, presse Louis VII d'intervenir auprès du roi Conrad III afin de réparer cette injustice et récupérer le Staufenberg.
C'est la première mention du château dans un document écrit.

A cette date, le site comportait déjà deux tours, l'une appartenant à Conrad III, l'autre à son neveu Frédéric III, futur Frédéric I de Hohenstaufen, dit Barberousse.

Le château passe aux Ducs de Lorraine

Dans la première moitié du XIIIème siècle, profitant de l'affaiblissement des Hohenstaufen, les ducs de Lorraine prennent possession du château.
Le château est confié aux sires de Ratsamhausen et aux Hohenstein qui y règnent jusqu'au XVème siècle.
Puis, devenu repaire de chevaliers brigands, il est assiégé et détruit en 1462 par les villes de Strasbourg, Bâle et Colmar fortes de 500 hommes et de pièces d'artillerie.


La forteresse adaptée à l'artillerie
En 1479, la ruine est confiée aux deux frères Thierstein qui construisent un nouveau château et améliorent ses défenses en les adaptant à l'artillerie.

Ils font bâtir sur le côté Ouest, un bastion formé de deux tours d'artillerie et d'un mur bouclier dotés de murs puissants. La basse cour est protégée par deux tours en fer à cheval et des courtines avec des murs épais.
Le château est entouré d'un premier mur de protection afin de gêner la mise en batterie de l'artillerie ennemie.
En 1517, le dernier des Thierstein, croulant sous les dettes, s'éteint. la famille n'ayant pas de descendance, Maximilien Ier reprend possession du château.
Ni l'empereur, ni les propriétaires successifs ne feront face aux coûts d'entretien. D'autant que le premier ne finance pas les seconds pour ces réalisations.
C'est cependant à cette époque que sera réalisée le bastion en étoile à l'Est du château.

 

Le siège des Suédois

En 1633, les Suédois en guerre avec l'Autriche ravagent l'Alsace.

En juillet, ils assiègent le Haut Koenigsbourg qui n'est plus qu'une forteresse délabrée. Forts de canons et de mortiers, ils prennent le château après 52 jours de siège. Peu de temps après, la forteresse est détruite par un incendie.

Sélestat fait don du château

Le 4 mai 1899, la ville de Sélestat fait don au Kayser Guillaume II, des ruines du Haut Koenigsbourg et du terrain qui l'entoure.

Depuis 1871, l'Alsace était occupée par l'Allemagne. Pour le Kaiser, le château est l'occasion de marquer d'un symbole, la frontière ouest de l'Empire.

En 1900, Bodo Ebhardt, architecte et archéologue de 34 ans, entame les travaux. Il commence par le déblaiement du site et les relevés des anciennes constructions.
C'est le début d'une restauration minutieuse qui durera des décennies.

CHRONOLOGIE

774
Montagne de STOPHANBERCH (STAUFENBERG, altitude 757 m) cédée par l'Empereur Charlemagne à l'abbaye de St-Denis en 774, qui reste propriétaire jusqu'à la venue en Alsace des HOHENSTAUFEN, qui occupaient le trône du Saint-Empire-Romain-Germanique au début du XIIè siècle.


1147
Premier ouvrage fortifié sur le sommet de la montagne (CASTRUM ESTUFINUM) (CHATEAU DES STAUFEN). Epoque de la construction du premier château.

1192
Appelation KOENIGSBOURG remplace celle de STAUFENBERG. Il existe deux châteaux situés aux deux extrémités du sommet.

XIIIè siècle (début)
Le domaine donnée en fief par les ducs de Lorraine aux COMTES DE WERDE, ducs d'Alsace.

1250
Donné en fief à CUNO DE BERGHEIM.

1267
Une partie du château est donnée au fief aux RATSAMHAUSEN qui l'occupent jusqu'au début du XVè siècle.

1276
LE KOENIGSBOURG est donné en fief aux HOHENSTEIN qui l'occupent jusqu'au début du XVè siècle.

1359
La suzeraineté des ducs de Lorraine n'étant plus effective, c'est le ducs d'Alsace alors COMTE D'OETTINGEN qui vend le château à L'EVECHE DE STRASBOURG.

1417
Mention d'un "château désert" (OEDENBURG) : s'agit-il du château situé à l'autre extrémité de la crête?

1422
LE KOENIGSBOURG est toujours occ
upée par les HOHENSTEIN.

1453
LE KOENIGSBOURG devient le HAUT-KOENIGSBOURG pour le distinguer du bourg situé au pied de la montagne, Niederkunighsheim (aujourd'hui Kintzheim).

1454
Siège et prise du château par l'électeur palatin FREDERIC LE VICTORIEUX, alors occupé par les frères Jacques et Antoine de HOHENSTEIN et Hans de WESTERNACH. Le château ne fut pas occupé par Frédéric.

1455 à 1462
Habité par des parents des Hohenstein, les frères Henri et Regnard de LAMBSHEIM, chevaliers pillards qui rançonnent la plaine du Rhin supérieur.

1462
Le château est pris et détruit par l'armée formée par les villes de Strasbourg, Colmar et Bâle réunies pour mettre fin à ces pillages.
C'est de ce château datant du XIIè siècle, détruit en 1462, que datent les parties romanes encore visibles actuellement.

1474
La maison de Lorraine renonce définitivement à faire valoir ses droits sur le château.

1479
Les ruines du château sont données en fief par l'Empereur Frédéric II (les rois ou empereurs d'Allemagne étant redevenus des suzerains immédiats du château) à OSWALD DE TIERSTEIN (mort en 1488), comte de Suisse et à son frère Guillaume.

1481
Les TIERSTEIN reconstruisent le château qu'ils dotent d'ouvrages exigés par l'art militaire de l'époque (Grand bastion, Petit bastion, trois enceintes) et au début du XVIè siècle le Hohkoenigsbourg était le plus important des châteaux fortifiés des Vosges. La période des TIERSTEIN est la plus belle dans l'histoire de ce château.

1519
Extinction de la famille des TIERSTEIN et retour du domaine à la Maison Impériale des HABSBOURG.

1519 à 1533
Le château est gouverné et entretenu par les intendants militaires des HABSBOURG (exécution de travaux de défense - Bastion de l'étoile).

1533
Le château est pris en gage par la famille des SICKINGEN qui y place un prévôt pour la garde du château.

1596
Le gage est vendu à Rodolphe de BOLLWILLER (mort en 1616).

1616
Jean Ernst FUGGER D'AUGSBOURG succède à son beau-père, Rodolphe de BOLLWILLER.

LA GUERRE DE TRENTE ANS

1633
Le château, défendu par Philippe de LICHTENAU (prévôt commis à la garde du château), est pris par les Suédois le 7 septembre 1633. Incendie du château. Il restera depuis lors à l'état de ruine.

1648
LOUIS XIV, en qualité de souverain de la province d'Alsace (traité de Westphalie) devient propriétaire du domaine.

1672
LOUIS XIV reprend le château en ruine auw FUGGER D'AUGSBOURG et le rend aux SICKINGEN qui le possédaient en 1533.

1770
La ruine du château est vendue par les SICKINGEN au SEIGNEUR DE BOUG, président du Conseil Souverain d'Alsace, dont les descendants la gardèrent jusqu'en 1825, bien qu'elle fut déclarée bien national pendant la Révolution.

1825 à 1865
La ruine appartient à divers propriétaires.

1862
La ruine du château du Haut-Koenigsbourg est classée parmis les Monuments Historiques et des travaux de consolidation et de préservation furent entrepris par la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace.

1865
La ruine et les forêts environnantes sont acquises par la ville de Sélestat.

1899
Don de la ruine de GUILLAUME II par la ville de Sélestat.

1901 à 1908
Restauration du château (gros-oeuvre terminé en 1908) par l'architecte BODO EBHARDT.

1918
Le 20 novembre 1918 nos soldats occupent le château du Haut-Koenigsbourg.

1919
Le château est classé parmi les Palais Nationaux (art. 56 du Traité de Versailles - réunion à la France des Biens de la couronne allemande).

1940 à 1944
Pendant l'occupation de l'Alsace par les Allemands, le château servit de lieu de repli aux collections du Musée de Colmar, en particulier au célèbre retable d'Issenheim de Mathias Grünewald, ainsi qu'aux tapisseries de la Cathédrale, de l'Hôtel de Ville et des Musées de Strasbourg.

1944
Le 28 novembre 1944, un corps de troupe américain arrivant à Lièpvre par la montagne, occupa le château qui jusqu'à la libération de Colmar, devait constituer un poste d'observation important, américain et français.

Les Serments de Strasbourg, Die Strassburger Eide

14 février 842 après J.C.

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L'empire de Charlemagne fut immense. Le fils de Charlemagne, Louis-le-Pieux, ne parvint pas à se faire obéir par ses propres enfants. La discorde pour le partage de l'empire ne cessa pas après sa mort, en 840. Contre Lothaire qui voulait régner sur tout l'empire, Charles-le-Chauve et Louis-le-Germanique s'associèrent. Pour sceller leur alliance, ils se rencontrèrent à STRASBOURG. Le 14 février 842, ils se jurèrent mutuellement assistance et fidélité, chacun dans la langue qu'entendait les soldats de l'autre, Louis en roman, Charles en tudesque. Les textes de ces serments nous ont été transmis par Nithart, un petit-fils de Charlemagne qui avait assisté personnellement à cette entrevue, dans son "Histoire des fils de Louis-le-Pieux" conservé à la Bibliothèque Nationale.

Ces serments constituent le premier document bilingue français et allemand, dont les textes suivent.

Louis-le-Germanique (en langue romane) :
"Pro deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d'ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son frada salvar dift, in o quid il mi altresi fazet et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui, meon vol, cist meon fradre Karle in damno sit."

Ce qui donne en langue française :
"Pour l'amour de Dieu et le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir d'aujourd'hui, autant que Dieu me donnera savoir et pouvoir, je secourrai ce mien frère Charles par mon aide et en toute chose, comme on doit justement secourir son frère, à condition qu'il fasse de même pour moi, et je ne prendrai jamais aucun arrangement avec Lothaire, qui, de ma volonté, puisse être dommageable à mon frère Charles."

Charles-le-Chauve (en langue tudesque) :
"In godes minna ind in thes christianes folches ind unser bedhero gehaltnissi, fon thesemo dage frammordes, so fram so mir got gewizci indi mahd furgibit, so hald ich thesan minan bruodher, soso man mit rehtu sinan bruodher scal, in thiu thaz er mig so sama duo, indi mit Ludheren in nohheiniu thing negegango the minan Willon imo ce scadhen werdhen."

Ce qui donne en langue allemande :
"Aus liebe zu Gott und um des christlichen Volkes und unser beider Heil von diesem Tage an in Zukunft, soweit Gott mir Wissen und Macht gibt, will ich diesem meinem Bruder helfen, wie man von rechtswegen seinem Bruder helfen soll, unter der Voraussetzung, dass er mir dasselbe tut ; und mit Lohtar will ich auf keine Abmachung eingeben, die mit meinem Willen diesem meinem Bruder schaden könnnte."

Chronologie de l'histoire alsacienne

Entre 250.000 et 750 av. JC

Premiers éclats et galets taillés
Période Acheuléene, Moustérienne, Paléolithique, Mésolithique, Néolithique, Bronze

Vers 1500 av. JC

Invasion de l'Alsace par les Protoceltes.

Vers 61 av. JC

Invasion des Triboques en basse Alsace, Arioviste s'empare de la haute Alsace.

Vers 58 av. JC

Bataille de César et d'Arioviste en haute Alsace

Mars 44 av. JC

Assassinat de Jules César.

Vers 12 av. JC

Création de la forteresse d'Argentoratum (Strasbourg)
Construction des castella Drusiana le long du Rhin

Entre -12 et 97
ap. JC

Révoltes, mutineries en Gaule. Incendies à Ehl et à Strasbourg
Menaces germaniques sur le Rhin moyen.
Révolte en Gaule, suicide de Néron.
Descente des armées de Germanie vers l'Italie à travers la Gaule.
Révolte de Civilis, incendie des camps rhénans, dont Argentorate.
Mutineries et révoltes, incendies à Strasbourg, Seltz, Ehl, Saverne, etc...

Entre 120 et 130

Construction de l'enceinte en pierre à chaînages de tuiles d'Argentorate

Entre 160 et 275

Incursions germaniques en Alsace, incendies à Strasbourg, Seltz, Ehl, Saverne, etc...
Reconstruction d'Argentorate
Invasion germanique, bataille près de Strasbourg, destruction de la ville, trace d'incendie à Seltz, Ehl, Saverne.
Destruction de Seltz
Invasion de la Gaule par les Germains.

Entre 306 et 506

Reconstruction de la place forte de Strasbourg, construction d'une forteresse à Saverne.
Les Francs et les Alamans envahissent le Nord-Est de la Gaule.
Invasion par les Francs de la partie Nord-Ouest de la Gaule et de la Germanie Inférieure.
Victoire sur les Alamans à Brumath..
Victoire sur les Alamans près de Strasbourg.
Invasion et dernière destruction de d'Argentorate, les Alamans achèvent l'occupation de l'Alsace.
Victoire de Clovis à Tolbiac sur les Alamans. L'Alsace est annexée au royaume franc.

Milieu du 6ème siècle

Saint Arbogast, évêque de Strasbourg

Début 7ème siècle

Apparition du nom de l'Alsace. Il pourrait avoir une orginine germanique (Alis-lauti-sat : établissement en pays étranger), celtique (Alis-atia : région au pied de la montagne) ou provenir d'une déformation des mots Ell (Ill) Sass (habitant en allemand ancien).

De 751 - 911

Dynastie Carolingienne

Vers 640 - 740

L'Alsace forme un duché. Installation des premiers monastères. Age d'or des villes alsaciennes, l'artisanat et le négoce se développe considérablement.

843

Traité de Verdun, qui attribue l'Alsace à la Lotharingie

870

Traité de Meersen, qui attribue l'Alsace à Louis le Germanique.

917, 926

Invasion hongroises.

925

L'Alsace est rattachée au royaume de Germanie par Henri Ier.

1048-1054

Bruno d'Eguisheim devient pape sous le nom de Léon IX.

Vers 1130-1150

Rédaction du premier statut municipal de Strasbourg

1164

Privilège de Frédéric Barberousse pour le ville de Haguenau.

1205

Philippe de Souabe accorde sa protection à la ville de Strasbourg.

1217 - 1237

Woelfelin, préfet de Frédéric II en Alsace, munit plusieurs villes d'une enceinte de pierre.

1223

Fondation des couvents de Franciscains de Haguenau et Strasbourg.

1224

Fondation du couvent des Dominicains à Strasbourg.

1273

Rodophe de Hasbourg devient roi. Il crée le grand baillage de Haguenau (Landvogtei).

1331-1360

Révolutions dans les villes, qui mettent fin à la domination du patriciat et assurent le pouvoir municipal aux corporations des métiers.

1349

La peste noire en Alsace - Massacres de juifs - Guerres féodales

1354

Création de la Décapole (Ligues des villes impériales, Munster, Turckheim, Kaysersberg, Sélestat, Obernai, Rosheim, Wissembourg, Haguenau, Colmat et Mulhouse forment cette Décapole)

1365-1375

Première invasion des <<anglais>>. Deuxième invasion des Routiers

1388

Construction du pont du Rhin à Strasbourg

1434-1444

Gutenberg à Strasbourg. Il mettra au point l'imprimerie et les presses permettent d'éditer les ouvrages de Luther.

1444

Deuxième invasion des Armagnacs

1460

J. Mentelin imprime la Bible

1521

Début du protestantisme en Alsace

1525

Guerre des Paysans. Dans les campagnes, la révolte gronde chez les paysans qui espèrent une amélioration de leur condition. Des bandes armées se forment et une guerre sanglante se termine par le massacre de 18.000 paysans.

1529

Abolition du culte catholique à Strasbourg et à Mulhouse

1538

Calvin, pasteur à Strasbourg, foyer de l'humanisme.

1555

Paix d'Augsbourg. Fixation de la géographie confessionnelle entre catholiques et protestants : on choisit la religion du seigneur de la terre que l'hon habite.

1572

Massacre de la Saint-Bathélemy

1598

L'édit de Nantes met fin au conflit religieux

1618 - 1648

Famine, Peste et destuctions, l'Alsace devient un champ de bataille pour les armées de la guerre de Trente Ans qui pillent, massacrent la population. La région perd plus de la moitié de ses habitants. Certains villages sont entièrement détruits.

1621

Inauguration de l'Université Protestante de Strasbourg

1632

Traité d'alliance de Strasbourg avec Gustave-Adolphe roi de Suède. Les Suédois en Alsace.

1634

Première occupation française en Alsace

1648

Traité de Westphalie, la France s'installe en Alsace. En effet, le traité de Westphalie transfèrent au roi de France les droits des Habsbourg en Alsace, qui reste terre impériale.

1661

Début du règne personnel du Roy Louis XIV.

1673

Premier voyage du Roy Louis XIV en Alsace, soumission de la Décapole.

1681

Strasbourg Ville libre royale devient française.

1685

Révocation de l'Edit de Nantes. Il ne sera pas appliqué en Alsace et l'usage du français n'a pas été imposé, alors que la langue écrite de la majorité des Alsaciens est l'Allemand. Le français est cependant devenu la langue officielle, et la religion catholique la seule reconnue, mais les catholiques majoritaires cohabitent avec les protestants luthériens ou réformés, qui ont tous leurs paroisses.

1697

Traité de Ryswick entérine l'annexion de l'Alsace à la France
Le Rhin frontière entre la France et l'Empire

1698

Le conseil souverain s'installe à Colmar.

1728

Début de la construction du palais des Rohan.

1744

Le Roy Louis XV à Strasbourg.

1746

Première manufacture d'impression à Mulhouse.

1789

Premiers députés alsaciens à Paris. L'Alsace perd ses privilèges.
Lorsque le peuple manipulé apprend la prise de la Bastille, il saccage entièrement l'hôtel de ville à Strasbourg. Emeutes paysannes dans plusieurs vallées haut rhinoises, dans le Sundgau et dans quelques régions de la Basse-Alsace.

1790

Fête de la Fédération du Rhin à Strasbourg : apogée de l’enthousiasme révolutionnaire en Alsace.
<<Reculement>> des barrières douanières au Rhin
Début des ventes des biens ecclésiastiques spoliés.
Création du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

10 août 1792

Destruction de la monarchie

21 janvier 1793

Martyr de notre bon Roy Louis XVI.

1793

Terreur en Alsace, francisation forcée et annexion de l'Alsace

1798

Mulhouse annexée.

1800

Intégration du Mont-Terrible au département du Haut-Rhin

1804

Bonaparte sacré empereur. L'Alsace est un grand pourvoyeur d'hommes, de généraux (Kellermann, Kléber, Rapp, Lefèvre...) et de subsistances aux armées.

1808

Organisation du culte juif et mesure contre l' « usure juive ».

1812

Installation de la première machine à vapeur dans une fabrique à Dornach.

1813

Défaites de Napoléon, grave crise économique. L'Alsace occupée par les "Alliés".

1818

Fin de l'occupation étrangère.

1839

Premières voies ferrées en Alsace : Mulhouse-Thann puis Bâle-Strasbourg.

1870

Guerre Franco-Prussienne
Sièges de Strasbourg et Belfort. La bibliothèque de Strasbourg est détruite, ainsi que tous les trésors qu'elle contenait.

1871

L'Alsace redevient Allemande

1871

Traité de Francfort : l'Alsace est annexée au Reich

1872

50 000 Alsaciens quittent l'Alsace occupée.

1914 -1918

Première guerre mondiale

Nov. 1918

Retour de l'Alsace à la France

1919

Traité de Versailles

1939

Evacuation de Strasbourg et des communes frontalières.

1940 -1944

Domination allemande

1942

Incorporation des jeunes Alsaciens dans l'armée allemande.

1944 - 1945

Combats entre "Alliés" et Allemands en Alsace. Victoire des "Alliés". L'Alsace redevient française.

1949

Fondation du conseil de l'Europe à Strasbourg

1979

Election du premier Parlement européen installé à Strasbourg

1989

Session historique du Parlement européen
Conseil européen (des Douze) à Strasbourg.

Gastronomie Alsacienne

Notre région, l'Alsace reste célèbre pour sa gastronomie.

De toutes les régions de France, l'Alsace est depuis longtemps célébrée comme l'une des plus gourmandes.. L'attention sourcilleuse que nous portons à notre table est légendaire.

 

De beaux produits, des plats longuement mijotés, des saveurs simples et vraies, le goût des bonnes choses, et bien sûr les vins et bières d'Alsace qui insufflent à la cuisine alsacienne vitalité, esprit et bonne humeur.

On y trouve des produits typiques, tels les bretzels, des eaux minérales, des bières, les vins d'Alsace, le schnaps, des pâtes et le Kougelhopf (gâteau aux gauffres).

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Bretzels

Le porc a toujours occupé une place d'honneur dans la cuisine, et la charcuterie. On peut citer le jambon en croûte, la palette fumée, la palette à la diable (palette fumée à la moutarde au miel), le roti Orlof, la poitrine de porc farcie et en charcuterie : le preskopf (fromage de tête), les Knacks (saucisse d'Allemagne recette du XVI° siècle), les Landjäger ('gendarmes'), le Rauchwurscht (saucisson fumé), le Lewerwurscht (saucisson de foie), le Schwartzwurscht (saucisse noire), le Kochwurscht (saucisse à cuirre), le Brotwurscht (saucisse à frire), le Strichtwurscht (saucisse à tartiner), le Grumbeerewurscht (saucisse de pomme de terre) et les Lewerknepfle (quenelles de foie).

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La bonne cochonnaille, une tradition sacrée de l'Alsace. Avis aux amateurs.


Voici quelques spécialités :

  • la célèbre tarte flambée.
  • la célèbre choucroute garnie alsacienne.
  • le Baeckeoffe.
  • la carpe frite.
  • les Grumbeerekiechle (galettes de pommes de terre).
  • le Kougelhopf.
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Kougelhopf

Il y a plein d'autres bonnes choses à découvrir dans la cuisine alsacienne. Mais pour ça, rien de tel que de se rendre sur place et d'apprécier le tour de main de ceux qui y sévissent.

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Choucroute
 

La cigogne blanche

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L’animal emblématique de l'Alsace est la cigogne blanche, qui depuis des siècles vit a l'état sauvage dans cette région.

Grande migratrice, elle revient tous les ans au printemps faire son nid dans ce coin de France qu'elle affectionne particulièrement. Nombreuses autrefois, on compte aujourd'hui les cigognes sur les doigts de la main. En 1932, il y avait encore quelques 150 couples et 400 jeunes mais en 1971, on ne recensait plus que 18 couples et 40 jeunes. Cette situation alarmante est due à l'assèchement des marais et à la pollution causés par l'industrie. En conséquence, de nombreuses associations se sont formées pour la protection de l'environnement et un centre de réintroduction des cigognes a été créé dans un parc au pied des Vosges. Les cigognes reviennent peu à peu. On peut voir leurs nids sur les clochers des églises, les tours des villes et des villages et les cheminées des maisons.

Le retour de cet oiseau synonyme de fertilité est tout à fait symbolique.

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  • La Légende des cigognes d’Alsace :

  "Que volent désormais les oiseaux messagers de joie!" Telles furent les paroles de Dieu et les cigognes d'un blanc immaculé parurent comme de grands cris de victoire sous la voûte bleutée. "Vous êtes des oiseaux de paix annonçant partout le renouveau lorsque vous vous déplacerez d'un continent à l'autre".
Depuis des siècles se répètent donc les lointaines migrations de ces charmants échassiers. C'est au cours d'un de leurs voyages de retour qu'elles survolèrent l'Alsace pour y découvrir guerre, famine et désolation. Bouleversées par ces horribles carnages elles demandèrent à Dieu de pouvoir porter le deuil de toutes ces innocentes victimes mais Dieu répondi : "Oui prenez le deuil mais limitez-le , ces massacres insensés entres humains nous fendent le coeur mais il faut que vous restiez des messagers de joie, vous noircirez seulement les extrémités de vos longues ailes".
Depuis ce jour les messagères de paix profilent leurs gracieuses silhouettes sur le ciel bleu de l'Alsace à chaque retour du printemps .