29 octobre 2007

Gastronomie Alsacienne

Notre région, l'Alsace reste célèbre pour sa gastronomie.

De toutes les régions de France, l'Alsace est depuis longtemps célébrée comme l'une des plus gourmandes.. L'attention sourcilleuse que nous portons à notre table est légendaire.

 

De beaux produits, des plats longuement mijotés, des saveurs simples et vraies, le goût des bonnes choses, et bien sûr les vins et bières d'Alsace qui insufflent à la cuisine alsacienne vitalité, esprit et bonne humeur.

On y trouve des produits typiques, tels les bretzels, des eaux minérales, des bières, les vins d'Alsace, le schnaps, des pâtes et le Kougelhopf (gâteau aux gauffres).

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Bretzels

Le porc a toujours occupé une place d'honneur dans la cuisine, et la charcuterie. On peut citer le jambon en croûte, la palette fumée, la palette à la diable (palette fumée à la moutarde au miel), le roti Orlof, la poitrine de porc farcie et en charcuterie : le preskopf (fromage de tête), les Knacks (saucisse d'Allemagne recette du XVI° siècle), les Landjäger ('gendarmes'), le Rauchwurscht (saucisson fumé), le Lewerwurscht (saucisson de foie), le Schwartzwurscht (saucisse noire), le Kochwurscht (saucisse à cuirre), le Brotwurscht (saucisse à frire), le Strichtwurscht (saucisse à tartiner), le Grumbeerewurscht (saucisse de pomme de terre) et les Lewerknepfle (quenelles de foie).

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La bonne cochonnaille, une tradition sacrée de l'Alsace. Avis aux amateurs.


Voici quelques spécialités :

  • la célèbre tarte flambée.
  • la célèbre choucroute garnie alsacienne.
  • le Baeckeoffe.
  • la carpe frite.
  • les Grumbeerekiechle (galettes de pommes de terre).
  • le Kougelhopf.
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Kougelhopf

Il y a plein d'autres bonnes choses à découvrir dans la cuisine alsacienne. Mais pour ça, rien de tel que de se rendre sur place et d'apprécier le tour de main de ceux qui y sévissent.

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Choucroute
 

La cigogne blanche

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L’animal emblématique de l'Alsace est la cigogne blanche, qui depuis des siècles vit a l'état sauvage dans cette région.

Grande migratrice, elle revient tous les ans au printemps faire son nid dans ce coin de France qu'elle affectionne particulièrement. Nombreuses autrefois, on compte aujourd'hui les cigognes sur les doigts de la main. En 1932, il y avait encore quelques 150 couples et 400 jeunes mais en 1971, on ne recensait plus que 18 couples et 40 jeunes. Cette situation alarmante est due à l'assèchement des marais et à la pollution causés par l'industrie. En conséquence, de nombreuses associations se sont formées pour la protection de l'environnement et un centre de réintroduction des cigognes a été créé dans un parc au pied des Vosges. Les cigognes reviennent peu à peu. On peut voir leurs nids sur les clochers des églises, les tours des villes et des villages et les cheminées des maisons.

Le retour de cet oiseau synonyme de fertilité est tout à fait symbolique.

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  • La Légende des cigognes d’Alsace :

  "Que volent désormais les oiseaux messagers de joie!" Telles furent les paroles de Dieu et les cigognes d'un blanc immaculé parurent comme de grands cris de victoire sous la voûte bleutée. "Vous êtes des oiseaux de paix annonçant partout le renouveau lorsque vous vous déplacerez d'un continent à l'autre".
Depuis des siècles se répètent donc les lointaines migrations de ces charmants échassiers. C'est au cours d'un de leurs voyages de retour qu'elles survolèrent l'Alsace pour y découvrir guerre, famine et désolation. Bouleversées par ces horribles carnages elles demandèrent à Dieu de pouvoir porter le deuil de toutes ces innocentes victimes mais Dieu répondi : "Oui prenez le deuil mais limitez-le , ces massacres insensés entres humains nous fendent le coeur mais il faut que vous restiez des messagers de joie, vous noircirez seulement les extrémités de vos longues ailes".
Depuis ce jour les messagères de paix profilent leurs gracieuses silhouettes sur le ciel bleu de l'Alsace à chaque retour du printemps .

Sainte-Odile, patronne de l'Alsace

Abbesse de Hohenbourg en Alsace.

 ODILE eut pour père Adalric (ou Athic, connu sous le nom tudesque d’Ethic), duc d’Alsace, et pour mère Berchsinde ou Berwinde, tante maternelle de S. Léger. Elle naquit aveugle, ce qui porta son père à ordonner qu’on la fît mourir. Sa mère plus humaine la confia à une nourrice sur la fidélité de laquelle elle pouvait compter. Elle l’envoya depuis au monastère de Palme, dans la Franche-Comté(Aujourd’hui Beaume-les-Nones, à six lieues de Besançon.). Odile, en recevant le baptême, qui lui fut administré par un saint évêque, recouvra tout-à-coup la vue. Cette grâce, qui fut regardée connue miraculeuse, lui inspira le désir de ne vivre que pour Dieu; et quoiqu’elle ne fût point religieuse à Beaume, elle suivait la règle de la communauté avec une parfaite fidélité.

Adalric fut instruit du miracle que Dieu avait opéré en faveur d’Odile; mais il ne changea pas pour cela de sentiments à son égard. Hugues, un de ses fils, entreprit inutilement de le fléchir. Persuadé que la présence de sa soeur opérerait le changement qu’il n’avait pu obtenir, il donna des ordres secrets pour la faire revenir. Mais il fut la victime de sa tendresse; son père le maltraita si cruellement, qu’on croit qu’il mourut, de ses blessures.

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Cet accident ouvrit les yeux au duc ; il détesta les fautes que sa barbarie lui avait fait commettre ; il reçut sa fille avec joie, et lui laissa la liberté de suivre le genre de vie qu’elle avait embrassé. Il se réunit même avec elle pour établir une communauté de vierges sur une montagne d’où l’on découvre presque toute l’Alsace, et que sa situation a fait nommer Hohenbourg. Plusieurs filles de qualité vinrent se mettre sous la conduite de la sainte fondatrice. Adalric céda à Odile la possession de son château de Hohenbourg, avec les revenus et les terres qui en dépendaient. Il se retira depuis auprès d’elle, ainsi que Berchsinde sa femme, et il mourut dans les exercices de la pénitence, le 20 février 690. (On voit encore son tombeau sur la montagne de Hohenbourg : mais la plus grande partie de ses ossements se garde dans le trésor de l’abbaye d’Ebersmünster. Ce tombeau est un monument d’autant plus respectable, qu’il a renfermé le corps celui qui a donné tant d’empereurs à l’Allemagne, tant de souverains à l’Autriche et à la Lorraine. Adélaïde, femme de Robert le Fort, comte d’Anjou, dont la postérité règne en France depuis huit siècles, descendait aussi d’Adalric, Hist. de l’église de Strasbourg, par M. l’abbé Grandidier, t. 1, p. 347.) Quelques auteurs lui ont donné le titre de saint.

Cependant la communauté d’Hohenbourg devenait de plus en plus florissante. Ste Odile y compta jusqu’à cent trente religieuses. Elle leur apprenait par son exemple à allier, les exercices de la vie active avec la douceur de la contemplation. Elle avait une tendre charité pour le prochain; et comme les pauvres et les malades ne pouvaient parvenir que difficilement à son monastère, elle fit construire un hôpital pour les recevoir, au bas de la montagne, du côté du midi. Elle les visitait tous les jours, et leur faisait d’abondantes aumônes. Vers l’an 700, elle fonda près de son hôpital un monastère qui fut appelé Nidermünster ou Bas-Moustier. Elle avait la conduite des deux communautés, et ce ne fut qu’après sa mort que chaque monastère eut son abbesse particulière.

Lorsqu’elle se sentit près de sa fin, elle assembla ses soeurs dans la chapelle de Saint Jean-Baptiste pour leur donner ses dernières instructions, puis, après avoir reçu le saint viatique, elle expira tranquillement le 13 de décembre, jour auquel elle est honorée. L’opinion la plus probable est celle qui met sa mort vers l’an 720 Elle fut enterrée à Hohenbourg, dans la chapelle de Saint Jean-Baptiste, et son corps s’y conserve encore. Elle est patronne de l’Alsace, qui l’honore avec une vénération singulière Les fidèles accourent de toutes parts à son tombeau, où il s’est opéré plusieurs miracles.

Ste Odile était fort instruite, surtout dans la connaissance de l’Ecriture. On voit par ses discours, que nous avons encore, combien sa piété était éclairée. Son testament contient des règlements remplis de sagesse.

 

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Photo du couvent du Mont Sainte-Odile 

 

Le dialecte Alsacien

Aire linguistique

– L’Alsace appartient, comme un bout de la Moselle, à l’aire linguistique germanique qui est divisée en plusieurs grandes familles de dialectes. C’est ainsi que l’alémanique, qui coïncide avec les territoires des anciens Alamans du début du Moyen Âge, s’étend sur la Suisse, le Sud-Ouest de l’Allemagne et la plus grande partie de l’Alsace. En revanche, les façons de parler de la région de Wissembourg et de Moselle correspondent au francique issu des Francs qui s’étaient installés dans la région du Rhin.

Mais rien n’est simple, car la division politique de ces régions, qui a duré jusqu’à l’annexion par les Roys de France, a favorisé les particularismes et les façons locales de s’exprimer. D’autre part, la frontière linguistique qui s’est fixée un peu avant l’an mille n’a jamais correspondu aux frontières provinciales. Une partie des hautes vallées vosgiennes a toujours parlé un dialecte roman rattaché aux parlers lorrains et que leurs voisins appelaient le « welche ». Ce terme désignait tous ceux qui ne faisaient pas partie de l’aire des parlers germaniques. Les évènements politiques sont venus ensuite compliquer les choses. Le français et l’allemand sont entrés en concurrence à cause de la succession des annexions et des rattachements. Ces deux langues ont d’ailleurs joué chacune un rôle très différent au cours des trois derniers siècles. Le français a fourni un vocabulaire abondant prononcé « à l’alsacienne » et qui s’est intégré au dialecte.

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Entrée en résistance

– L’allemand correspondait davantage à l’expression écrite de la population qui le comprenait naturellement. Il a eu cependant trés peu d’influence sur le dialecte et la façon dont il fut imposé après 1871 n’a pu que créer un sentiment de rejet. Cette résistance fut symbolisé par les sœurs de la Divine Providence, qui ont fait de leurs écoles des foyers de culture et d’esprit français. En revanche, après 1918, des mesures plus que maladroites de francisation brutale (exemple : laïcité imposée), par la république jacobine, ont nourri le mouvement régionaliste. Après la Seconde Guerre mondiale, le bilinguisme français-alsacien est rapidement entré dans les faits, ceci résultant de l'interdiction de l'enseignement de l'allemand dès 1945. Cependant le dialecte est aujourd’hui en recul (pour ne pas dire en voie d'extinction) face au français favorisé par l’école et la télévision. En revanche, l’enseignement de l’allemand (qui a repris dans les années 50), qui reste bien compris d’une partie de la population, se développe, dans les classes bilingues franco-allemandes encouragées par le rapprochement des deux pays.